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La capitalisation des bonnes pratiques: un enjeu structurel de l’agro-écologie

La capitalisation des bonnes pratiques: un enjeu structurel de l’agro-écologie

 

Le GIE (E) AGRIBIOTECH, SCARA et SCARAFORMATION ont reçu la DRAAF, ainsi que l’ISARA et le Syndicat d’Eau Potable Valloire Galaure pour parler des enjeux de la capitalisation pour le dispositif GIEE.

La matinée a été consacrée aux échanges avec Aurélien RAVIT et Nicolas VIZIER, associés au sein du GIE. A l’origine du groupe, une réflexion de fond sur les enjeux de la qualité de l’eau et de l’érosion des sols, qui a rejoint la préoccupation de l’Agence de l’Eau RMC d’accompagner les démarches volontaristes  » Nous étions agriculteurs référents sur la qualité de l’eau, alors la réflexion a pris forme. On est allés voir ce qu’avait fait le GIE DAD, on s’est appuyés sur l’Agence de l’Eau qui avait un programme de réduction des pesticides et de conversion en bio, et puis la rencontre avec Nicolas Ribes… Nous avions toutes les cartes en main!  » résume Aurélien, le président du groupe.

Resized_20170523_105235Parmi les éléments importants pour la réussite du  groupe? « on s’est choisis » insiste Aurélien,  » on ne voulait pas un groupe trop nombreux; c’est important d’avoir les mêmes objectifs et envie de travailler ensemble, le groupe reste dynamique! Parce que le matériel c’est une chose, mais les relations humaines c’est tout aussi important. On a retrouvé du lien, ça fait du bien:  » Une analyse largement approuvée par Nicolas : « je n’imagine pas de travailler sans le groupe, vraiment. Sans ce matériel performant acheté en commun, je n’aurai jamais pu passer en bio. » Pour autant, le groupe avance avec méthode: « on a fait des paliers d’investissement, avec des matériels subventionnés [ crédits nationaux et européens]  et non subventionnés, et on a adapté nos matériels pour standardiser l’utilisation: par exemple on a passé tous les inter-rangs à 60 cm,  on a un responsable par matériel… » Le groupe, particulièrement aguerri en machinisme agricole, continue  également à se former  ensemble  à l’agronomie : « nous avons fait une formation sur le sol vivant avec Scaraformation, nous discutons ensemble de nos projets et de nos assolements »  insiste Aurélien.

Resized_20170523_105554La capitalisation est faite en continu par le groupe qui transfère son expérience vers les autres groupes constitués ou en devenir, qui témoigne de ses expériences, et participe à différentes études et recherches (notamment projet COTRAE et CIGASEC)

L’après-midi a été consacré à la capitalisation vue par les accompagnateurs, donc coté SCARA et SCARAFORMATION. La aussi, les échanges ont été denses, et se sont articulés autour de la notion d’autonomie des groupes : « ces groupes ont confiance dans leurs capacité à s’engager dans des projets structurants, et nous sommes des facilitateurs, parce que nous sommes convaincus de l’importance de la démarche ascendante » résume Nicolas RIBES, « l’expertise apportée par SCARA est un déclencheur, les groupes construisent et étayent leurs décisions avec de la formation-action » note Elise LEAL.

réunion du 23 mai 2017.