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« L’autonomie du système, c’est la clé en bio »

« L’autonomie du système, c’est la clé en bio »

 

Conversion AB, méthanisation collective, création du GIE, robot de traite… le GAEC des VENTS a engagé depuis 2009 une évolution de fond de son système, qui lui a permis d’affronter les crises laitières. Retour sur le parcours du GAEC ardéchois avec Christophe BETTON, 1 des 3 associés.

«Notre motivation pour la bio, au départ, c’est qu’on a fait une année de misère en 2009 ! Donc on s’est dit soit on arrête le lait, soit on trouve une alternative. Au départ on a été des convertis bio économiques »  se rappelle Christophe BETTON: « Honnêtement, j’étais le plus hostile à la conversion sur le GAEC ! J’avais peur de ne plus pouvoir produire de lait, de ne pas arriver à atteindre l’autonomie. ». Mais le GAEC s’engage tout de même, encouragé par la forte dynamique de conversion sur  le territoire.

2EANS7GH1_web[1]Aujourd’hui, Christophe est un converti économique…et technique ! « on aurait déjà dû travailler comme ça avant, même en conventionnel il y a des itinéraires qu’on aurait pu mettre en place : le fourrage, les assolements… Sur le bio , je suis convaincu, je n’imagine même pas de revenir en arrière ! » Pour l’éleveur, travailler en bio implique une réflexion système plus poussée, qui fait tout l’intérêt du travail : « on passe beaucoup plus de temps à réfléchir sur nos rotations, nos assolements,  avec comme objectif l’autonomie du système, c’est la clé. Et c’est super intéressant !»

Il souligne également l’argument santé : « aujourd’hui, on peut être fiers de faire des maïs et des céréales sans pesticides, c’est plus sain pour nous et pour le consommateur ! ».

Sa seule inquiétude  aujourd’hui, c’est le prix du lait : « on produit avec un cahier des charges bien plus exigeant, il faut que les prix restent rémunérateurs… et c’est ma crainte ».

20161111_091047V2La conversion a été suivie en 2010 par la méthanisation collective (AgritrexiA) puis en 2014 par la création du GIE Méthabio 07 (labellisé GIEE en février 2015), puis l’achat d’un robot de traite en 2016.

« Le robot, c’est lié à ma réflexion sur la suite sur le GAEC car dans 4 ans mes 2 associés partent à la retraite ! Le robot va faciliter l’attractivité de l’exploitation pour installer un jeune. Le robot ne permet pas vraiment de gagner du temps de travail, mais on n’a pas les astreintes matin et soir, et ça, c’est un vrai plus !» se réjouit Christophe. Autre atout du robot : une meilleure réactivité sur les soucis de santé des vaches : « on voit plus rapidement les problèmes de mammites par exemple. »

Alors, quelle suite pour le GAEC ?  Christophe répond sans hésitation : « Réussir la transition de l’exploitation dans 4 ans, améliorer mon confort de travail, et réduire les coûts de mécanisation, notamment avec le GIE ». Et toujours dans une approche collective « parce que le collectif, c’est plus enrichissant que de rester tout seul dans son coin ! »

GAEC des Vents, 3 associés, 135 ha, 55 vaches laitières.

photo: signature accord de financement avec le Crédit Agricole, Christophe BETTON 2eme en partant de la droite.